CALL FOR PAPERS - Issue 2/2 2026
Thematic issue on YOUNGER GENERATION AND RELIGION New generations in the MENA region and Europe, between religion of belonging, new forms of belief and non-belief.
Edited by: Enzo Pace, University of Padua, Corinne Torrekens, Université Libre de Bruxelles and Andrea Calabretta, University of Padua
According to a survey conducted by the ArabBarometer (www.arabbarometer.org) in 2019 in 11 MENA countries, with a representative sample of 25,000 subjects, the number of those who declare themselves "non-religious" has increased (in one year, this % has risen from 8% to 13% of respondents), with a higher incidence of younger cohorts (under 30 years old: 18% in 2019 compared to 11% in 2018), with higher peaks in Tunisia, Lebanon and Algeria respectively, especially among young women.
From this starting point, the research question that can be asked and transformed into a good pretext for the monographic issue is the following: have the forms of (microsocial) secularisation, which had already emerged in the 1980s and 1990s, perhaps expanded as a result both of disillusionment with political-religious movements and parties with an Islamist tendency (FM in Egypt, Al-Nahda in Tunisia and National Islamic Front in Sudan) and the military defeat of Daesh? The movements of protest and revolt, which took place in the not-so-short span of contemporary history between 2009 (Iran: the green wave) and 2020-21 (Algeria, Iraq, Lebanon, Sudan, Tunisia...) have seen the active participation of new youth cohorts, similar in some respects - in terms of consumption styles, conditions of precariousness, digital languages, musical tastes - rap and the like - and in terms of blocked or frustrated expectations of social mobility, to the so-called 'low-cost generation' which constitutes a significant segment of cohorts in European societies. The difference, if anything, lies in the various levels of criticism towards those in political power. The demand for democracy and social justice (against authoritarian and corrupt regimes) is higher than in the North Shore, where a moderate indifference towards direct political engagement seems to prevail.
Focusing on the new youth cohorts on the two shores of the Mediterranean and how they experience religion means questioning the following issues: What is the relationship of these new generations (which in Europe include the so-called second and third generations of descendants of immigrant families) with religious narratives (both those of the historically dominant religions of birth and those of the "minority": beliefs, ritual practices, sense of belonging and militancy, etc.)? What is the relationship between the forms of believing and practising (in the plural), on the one hand, and the political imaginary, on the other, with particular attention to how Islam inhabits this imaginary (or different and conflicting imaginaries) both among the new generations in Europe and in the MENA area, both among those born in Islam and those born in other religions socially constructing the image of Islam?
What are the socio-religious characteristics of the new Euro-Muslim generations about the new generations on the south bank living in Muslim-majority societies: are they generations that look at each other closely, are they interconnected, do they share the same attitudes and behaviour in the religious field or not.
The issue will therefore explore, in the light of research (national surveys, qualitative surveys and regional research conducted both in the MENA region and in Europe) the attitudes of youth cohorts (18-35 years old) towards the universe of religious beliefs and practices, to compare emerging trends among them (from the individualisation of belief to the re-appropriation of an identity faith, from militancy to indifference).
Submission Guidelines:
- Submission of abstract (200 words): April 30, 2026
- Acceptance of proposals: May 30, 2026
- Submission of articles: August 30, 2026
- Double-blind peer review: October 15, 2026
- Editing: October 30, 2026
- Online: November 30, 2026
- Accepted languages: English, French, and Italian
APPEL À CONTRIBUTIONS - Numéro 2/2 2026
Numéro thématique sur NOUVELLE GENERATION ET RELIGION Les nouvelles générations dans la région MENA et en Europe, entre religion d'appartenance, nouvelles formes de croyance et de non-croyance.
Cordonné par : Enzo Pace, University of Padua, Corinne Torrekens, Université Libre de Bruxelles and Andrea Calabretta, University of Padua
Selon une enquête menée par l'ArabBarometer (www.arabbarometer.org) en 2019 dans 11 pays de la région MENA, auprès d'un échantillon représentatif de 25 000 inidividus, le nombre de ceux qui se déclarent « non religieux » a augmenté (en un an, ce % est passé de 8 % à 13 % des répondants), avec une plus forte incidence des cohortes plus jeunes (moins de 30 ans : 18 % en 2019 contre 11 % en 2018), avec des pics plus élevés respectivement en Tunisie, au Liban et en Algérie, notamment chez les jeunes femmes.
À partir de cette enquête, la question de recherche qui peut être posée et transformée en un bon prétexte pour ce numéro monographique est la suivante : est-ce que les formes de sécularisation (microsociale), qui avaient déjà émergé dans les années 1980 et 1990, se sont peut-être étendues en raison à la fois de la désillusion vis-à-vis des mouvements et partis politico-religieux à tendance islamiste (FM en Égypte, Al-Nahda en Tunisie et Front national islamique au Soudan) et de la défaite militaire de Daesh ? Les mouvements de contestation et de révolte, qui se déroulent dans l'espace pas si court de l'histoire contemporaine entre 2009 (Iran : la vague verte) et 2020-21 (Algérie, Irak, Liban, Soudan, Tunisie....) ont vu la participation active de nouvelles cohortes de jeunes, semblables à certains égards - en termes de styles de consommation, de conditions de précarité, de langages numériques, de goûts musicaux - rap et autres - et en termes d'attentes bloquées ou frustrées de mobilité sociale, à la génération dite "low cost" qui constitue un segment significatif des cohortes dans les sociétés européennes. La différence, si tant est qu'il y en ait une, réside dans le niveau différent d'indignation envers ceux qui détiennent le pouvoir politique. La demande de démocratie et de justice sociale (contre les régimes autoritaires et corrompus) est apparemment plus forte que sur la Côte-Nord, où une indifférence modérée à l'égard de l'engagement politique direct semble prévaloir. S'intéresser aux nouvelles cohortes de jeunes des deux rives de la Méditerranée et à leur expérience de la religion revient à s'interroger sur les questions suivantes :
a) Quel est le rapport de ces nouvelles générations (qui, en Europe, comprennent ce que l'on appelle les deuxième et troisième générations de descendants de familles immigrées) avec les récits religieux (aussi bien ceux des religions de naissance historiquement dominantes que ceux de la "minorité" : croyances, pratiques rituelles, sentiment d'appartenance et militantisme, etc.) ?
b) Quelle est la relation entre les formes de croyance et de pratique (au pluriel), d'une part, et l'imaginaire politique, d'autre part, avec une attention particulière à la manière dont l'islam habite cet imaginaire (ou des imaginaires différents et conflictuels) tant parmi les nouvelles générations en Europe que dans la région MENA, tant parmi ceux qui sont nés dans l'islam que ceux qui sont nés dans d'autres religions construisant socialement l'image de l'islam ?
c) Quelles sont les caractéristiques socio-religieuses des nouvelles générations euro-musulmanes par rapport aux nouvelles générations de la rive sud vivant dans des sociétés à majorité musulmane : s'agit-il de générations qui se regardent de près, sont-elles interconnectées, partagent-elles les mêmes attitudes et comportements dans le domaine religieux ou non ?
Le numéro explorera donc, à la lumière de recherches (enquêtes nationales, enquêtes qualitatives et recherches régionales menées tant dans la région MENA qu'en Europe), les attitudes des cohortes de jeunes (18-35 ans) à l'égard de l'univers des croyances et des pratiques religieuses, dans le but de comparer les tendances émergentes entre elles (de l'individualisation de la croyance à la réappropriation d'une foi identitaire, du militantisme à l'indifférence).
Modalités de soumission:
- Soumission des résumés (200 mots) : 30 avril 2026
- Acceptation des propositions : 30 mai 2026
- Soumission des articles : 30 août 2026
- Évaluation par les pairs en double aveugle : 15 octobre 2026
- Editing : 30 octobre 2026
- Publication en ligne : 30 novembre 2026
- Langues acceptées : anglais, français et italien